To tatou poe, to tatou ia t

Espace Presse

Discours et interviews

Vous êtes ici : Portail du gouvernement > > Espace Presse > Discours et interviews > Discours d'ouverture du séminaire sur la perliculture


Discours d'ouverture du séminaire sur la perliculture

Monsieur le Président,
Monsieur le Vice-Président,
Mesdames et Messieurs les responsables et animateurs de la filière perlicole,
Messieurs les représentants des banques, partenaires de la perliculture,

Après le Président, je vous souhaite la bienvenue et une riche journée d’échanges.
Si j’ai souhaité que cette séance de travail se déroule à la Présidence, c’est pour démontrer symboliquement d’une part, l’intérêt des autorités de notre Pays pour le second secteur économique de la Polynésie française et d’autre part, mon attachement personnel à la résolution rapide des difficultés de la filière perlicole.

L’attention particulière du gouvernement portée à vos problèmes est illustrée, aujourd’hui, par l’ouverture de notre séminaire par le Président de la Polynésie française en personne, ainsi que par la présence du vice-président, qui assistera à la totalité du séminaire. Je tiens à les en remercier.

Je vous sais gré à tous, producteurs, négociants d’avoir accepté de bon gré et dans le meilleur esprit l’ensemble des consultations préalables à la tenue de la réunion d’aujourd’hui. Je sais gré également aux directeurs des trois banques polynésiennes et de la SOFIDEP, partenaires financiers habituels de notre développement économique, d’avoir accepté de se joindre à nos travaux et de montrer ainsi leur intérêt pour l’ensemble des acteurs du monde perlicole.

En effet, sans leur soutien financier aucun plan d’action n’est envisageable et leur présence parmi nous m’indique que le plan de sauvetage qui vous est présenté leur inspire confiance, comme il a reçu, pour l’essentiel, me semble-t-il, l’assentiment de la majorité d’entre vous.

Je voudrais, ici, les remercier solennellement pour leur premier geste concret au bénéfice de l’ensemble de la filière : Je vous annonce qu’ils ont accepté le principe d’un moratoire d’un an des dettes de l’ensemble des acteurs de la perliculture. C’est dire que pendant un an, ils renoncent à tout remboursement du capital que vous leur avez emprunté. Nous parlerons ultérieurement de cet accord auquel nous sommes parvenus. Votre trésorerie sera ainsi soulagée pendant un an, ce qui devrait vous procurer de l’oxygène pour relancer vos productions ; les banques et le Pays vous permettent de sortir la tête hors de l’eau pour respirer. Que leurs directeurs et leurs conseils d’administration respectifs soient à nouveau remerciés. Attention ! Ceci prendra effet à compter du 1er juillet (c’est un objectif) et il ne s’agit pas d’un moratoire pour un moratoire. Mais bien d’un ballon d’oxygène pour redresser la filière et mettre en œuvre les conditions de ce redressement. A défaut ce moratoire ne servira à rien ! A défaut d’accord sur une organisation cible, nous ne le mettrons pas en œuvre.

Nous sommes donc là, en ordre de bataille car IL FAUT SAUVER LA FILIERE PERLICOLE.

Car vous tous, vous avez compris que l’ère des pionniers, avec certes ses réussites individuelles brillantes mais aussi ses déboires profonds, si elle a eu ses mérites, est aujourd’hui dépassée. La « conquête des lagons », façon « conquête de l’Ouest » a montré ses limites.

Aujourd’hui, c’est la débâcle.

A juste titre, vous en appelez aux autorités publiques pour faire renaître ce secteur prometteur jadis prospère.

Notre gouvernement a entendu votre appel et prendra toutes ses responsabilités pour préserver l’intérêt général et redresser avec vous ce secteur ! Qui dit responsabilité, appelle droits mais aussi devoirs, à commencer par celui de respecter les règles du jeu que nous allons décider ensemble. Tout écart sera sanctionné.

Le projet que je vais vous présenter est de nature à faire à nouveau briller notre perle de tous ses orients. Mais il ne vaut rien s’il n’est pas notre projet à tous. Il ne vaut rien s’il n’est pas votre projet.

Il a été construit méthodiquement et je suis convaincu que, comme nos amis banquiers, vous le trouverez convaincant et efficace. Il est issu de l’ensemble de vos analyses, propositions, suggestions individuelles ou groupées, mises en cohérence pour restructurer notre filière. Peut-être va t-il bousculer certaines habitudes et comportements ? C’est assurément pour notre intérêt à tous.

Des contrôles importants seront instaurés. Mais ils sont indispensables :
- pour faire cesser la fraude et le désordre qui ont conduit à une offre pléthorique, inégale sur le plan de la qualité et inmaîtrisable,
- pour contrôler, limiter et organiser la part de la production destinée à l’exportation afin que les cours remontent,
- pour canaliser la commercialisation.

Je souhaite, comme vous, que la perle redevienne une source de richesse pour vous et donc pour notre Pays dans notre quête d’une plus grande autonomie économique.

Mais je souhaite aussi, ce sera mon dernier message, que chaque famille, chaque maillon de cette chaîne de production, même le plus modeste, puisse vivre décemment de son travail.

Depuis la crise dans la perliculture, vous connaissez la détresse des populations les plus modestes de nos atolls. Elle m’a souvent été décrite et le gouvernement y est sensible.

Je n’espère pas de miracle instantané ; je sais que le redressement économique de la filière prendra du temps mais je compte sur le bon sens et le sentiment de justice sociale de chacun d’entre vous, ici présents, pour qu’ensemble, la filière toute entière redevienne prospère et que les fruits de cette prospérité soient équitablement distribués.

***

Je vous sais des professionnels passionnés et courageux. Vous tous, par votre travail acharné, votre intelligence, vous avez contribué à construire un nouveau mythe : le luxe de la perle de Tahiti. Saluons ici tous les pionniers de cette formidable épopée.

Ensemble, nous restituerons aux perles de nos lagons cette image qui fait rêver, bien au-delà des vedettes et des stars, toutes les femmes de goût du monde entier. Mais aussi et pourquoi pas les hommes !

C’est mon souhait le plus cher.

Vous pouvez compter sur mon engagement sans faille, pour vous accompagner le temps de la renaissance, mon intégrité car je n’ai aucun intérêt personnel dans ce secteur, s’il fallait encore le préciser, mais aussi ma détermination à ne jamais sacrifier l’intérêt collectif à la préservation de seuls intérêts particuliers. Notre réussite sera collective ou ne sera pas.


***

Mais voyons comment y parvenir et partageons encore une fois, nos meilleures idées.

Nous ne règlerons pas tout aujourd’hui, mais mettons-nous d’accord sur l’essentiel dans un esprit d’échange constructif, de respect mutuel mais aussi et surtout avec la détermination de prendre les meilleures décisions, quand bien même parfois douloureuses, pour réussir collectivement le challenge du Pays de la Perle !

Je donne la parole à Monsieur Alain OZIEL.

Visitez :
www.presidence.pf


Ministère des ressources maritimes

Immeuble Te Fenua - Rue Dumont D'Urville
Tél : (689) 54 95 75
Fax : (689) 45 43 43
secretariat@maritime.min.gov.pf

A visiter

Pour plus d'information